Maison

IPN : impact sur la solidité des murs porteurs

white metal stand in yard

Dans le cadre de la construction ou de la rénovation d’un chantier, il est nécessaire de mettre en place une poutre IPN, notamment sur un mur porteur. Le but est de préserver la solidité et l’intégrité de la maison. Mais, que savoir d’un mur porteur et d’une poutre IPN ? Quels sont les différents types de poutres IPN et pourquoi les installer ? Cet article vous permet de mieux comprendre le fait.

Que savoir d’une poutre IPN et d’un mur porteur ?

La question du mur porteur intervient lors de diverses opérations de construction à savoir :

A lire en complément : Les pièges à éviter lors de la rénovation de votre salle de bains

Dans l’un ou l’autre des cas, l’installation de la poutre IPN est indispensable.

Le mur porteur

Le mur porteur est le type de mur qui participe à la solidité d’un logement. Il permet en effet de soutenir la structure, à l’instar des piliers, ce qui constitue un facteur de stabilité. Pour cela, sa construction requiert l’usage de divers matériaux tels que le béton, la brique, le verre, le bois et la pierre. Pour obtenir un meilleur support pour la charge de la maison, il est recommandé de réaliser un mur porteur de 15 cm d’épaisseur au minimum. Par ailleurs, on distingue deux types de murs porteurs que sont : les murs porteurs de façade et les murs de refend, c’est-à-dire ceux qui sont retrouvés à l’intérieur du bâtiment.

La poutre IPN

La poutre IPN est un élément indispensable pour soutenir une charge. Le « I » dans les initiaux IPN renvoie à la forme de la poutre qui comprend en son centre une longue plaque métallique. À cette dernière s’ajoutent deux autres plaques disposées de façon perpendiculaire aux extrémités de la plaque centrale. Le « P » et le « N » qui se définissent par « à Profil Normal », sont mis pour indiquer l’existence d’autres poutres telles que les poutres normales européennes IPÉ, les poutres en forme U ou encore les poutres HEA et HEB.

Quels sont les types de poutres IPN ?

Il existe différents types de poutres IPN parmi lesquels il faut choisir selon ses besoins, son budget ainsi que l’esthétique recherchée. Entre autres, on a :

Les IPN en acier

Les IPN en acier sont connus pour leur résistance et leur importante durée de vie. Elles peuvent facilement supporter les charges en apportant une belle note industrielle à l’intérieur du logement. Cependant, elles sont très sensibles à la corrosion, d’où l’instauration des IPN en acier galvanisé pour réguler le mal.

Les IPN en aluminium

Les IPN en aluminium sont particulièrement légères. Elles sont simples à travailler, surtout sur des chantiers qui paraissent complexes. Seul bémol, elles sont vendues à un prix élevé, comparativement aux IPN classiques.

Les IPN en fer

Les IPN en fer sont idéales pour ceux qui souhaitent optimiser leur budget. Ses caractéristiques sont similaires à celles des IPN en acier. Elles sont accessibles à toutes les bourses en raison de leur prix de vente relativement faible.

Par ailleurs, on distingue d’autres types d’IPN à savoir :

  • Les IPN en bois: pour ceux qui recherchent des matériaux naturels.
  • Les IPN en verre: idéales pour les constructions modernes.

Pourquoi faire installer une poutre IPN ?

La poutre IPN tient une forte ressemblance avec les poutres porteuses. En effet, elle s’utilise pour maintenir le poids ou renforcer les fondations d’un logement à la suite de certaines modifications. Cela est dû au fait qu’elle soit d’une excellente résistance physique et d’une grande solidité. Il est d’ailleurs possible de l’employer de façon verticale à l’instar des poteaux ou de façon horizontale comme c’est le cas des poutres de soutien. La poutre IPN est alors un gage de sécurité lors des travaux de menuiserie, d’agrandissement ou encore d’aménagement intérieur touchant la structure porteuse d’une maison. Ainsi, la structure est mise à l’abri d’un effondrement et bénéficie d’une meilleure durée de vie.

Avec la grande capacité de soutien que revêt une poutre IPN, elle est entre autres utile pour :

  • L’ouverture ou la cassure d’un mur porteur;
  • L’aménagement d’une verrière ;
  • Le soutien d’un plancher;
  • La création d’une cloison.

Par ailleurs, on peut également utiliser la poutre IPN pour des raisons d’esthétique. C’est justement pour ce faire qu’elle constitue depuis longtemps un véritable élément d’architecture, notamment dans les constructions où l’apparat est conséquent. De fait, elle est travaillée afin de donner à la bâtisse un aspect soigné.

Comment calculer la dimension d’une poutre IPN pour un mur porteur ?

Calculer la dimension d’une poutre IPN est une étape cruciale pour s’assurer de sa résistance aux contraintes imposées par le poids des murs porteurs. Pour réaliser ce calcul, il faut prendre en compte plusieurs paramètres comme :

  • La charge à supporter : c’est-à-dire le poids des éléments qui seront posés sur la poutre. Il peut s’agir du plancher ou encore des cloisons.
  • L’envergure de l’IPN : elle correspond à la longueur totale qui sera couverte par celle-ci.
  • L’écartement entre les appuis : c’est-à-dire l’intervalle séparant deux points d’appui de la poutre.

Il est possible de faire appel à un expert du domaine pour réaliser ces calculs. Toutefois, si vous souhaitez vous aventurer seul dans cette démarche, quelques formules peuvent vous être utiles. La première consiste à déterminer la section nécessaire selon les charges présentes et leur point d’application. Cela se traduit par une valeur en kilonewtons-mètre (kNm). À partir de ce chiffre, on peut ensuite fixer les dimensions minimales requises pour chaque flanc (hauteur et largeur) au moyen d’un tableau fourni par différents organismes spécialisés. On doit obtenir un profilé dont le moment résistant minimal est supérieur ou égal au moment maximum appliqué.

Quelles précautions prendre lors de l’installation d’une poutre IPN dans un mur porteur ?

L’installation d’une poutre IPN dans un mur porteur est une opération qui doit être réalisée avec précaution pour garantir la sécurité de tous. Voici quelques conseils à suivre pour mener à bien cette étape :

Vérification préalable des charges :
Avant de réaliser l’installation, pensez à bien s’assurer que les charges supportées par le mur porteur sont réellement importantes et nécessitent l’intervention d’un professionnel. Effectivement, si les charges ne justifient pas l’utilisation d’une poutre IPN, il peut être plus judicieux d’envisager une autre solution.

Préparation du chantier :
Assurez-vous que le chantier est propre et dégagé pour faciliter la manipulation de la poutre. Les outils indispensables tels qu’un pont roulant ou une grue devront être disponibles avant le début des travaux.

Mise en place :
Lorsque vous allez installer votre poutre IPN dans votre mur porteur, assurez-vous qu’elle soit placée au niveau idéal afin qu’elle puisse supporter au maximum les différentes contraintes imposées sur celle-ci.

  • Ouvrez un espace suffisamment large sur lequel sera fixée la poutrelle.
  • Soulevez ensuite cette dernière grâce aux équipements adéquats comme susmentionné.
  • Posez-la définitivement lorsqu’elle a été correctement positionnée côté plat vers le bas (pour éviter toute forme d’inclinaison) afin que sa rigidité soit optimale.
  • Fixez-la à l’aide de boulons ou de soudures en respectant les normes requises.

Pensez à bien vérifier qu’il n’y ait pas de chute ou d’affaissement.

Réalisation des finitions :
Il sera nécessaire de réaliser les finitions après la pose. Cela inclut notamment le rebouchage et le raccordement des éléments adjacents.